Michel Carriou

Mes parents produisaient déjà des légumes, des pommes de terre primeurs et des choux fleurs, ce sont eux qui m’ont transmis la passion de ce métier. En 1982, j’ai repris 6 hectares de terre pour y démarrer ma propre production. Au fil des années, l’exploitation s’est agrandie pour atteindre aujourd’hui 35 hectares environ. J’y cultive des brocolis, des pois et des haricots verts et j’ai développé une activité de location de gîtes à la ferme en parallèle.

C’est à travers cette deuxième activité que s’est forgée l’idée d’une conversion en production biologique, pour être en cohérence avec les questions, les attentes ou les remarques de mes clients. C’était en 2004. Ce choix n’a pas été contraignant dans mes pratiques puisqu’en conventionnel j’utilisais peu de produits phytosanitaires. Cela a toutefois nécessité l’acquisition d’un matériel spécifique, notamment pour le binage et l’entretien des cultures.
La production en agriculture biologique implique une meilleure anticipation des attaques de maladie ou d’insectes, ainsi qu’une attention particulière dans la rotation des cultures et le choix des variétés. A ce titre, les compétences des techniciens constituent un appui précieux pour réussir et progresser dans mon activité.

Au delà des méthodes de culture de la production biologique, je crois que ce qui est important c’est aussi l’image de proximité que cela renvoie. De même que sur un petit marché, savoir d’où viennent les légumes, voir le producteur, cela rassure les consommateurs.